2 juin 2015 : Nutrition

Parlons un peu de nutrition, l’un des sujets phare d’America Extrema (voir les coulisses de l’expédition) :
Les 10 premiers jours de l’expédition se sont déroulés dans des conditions froides au Labrador où j’ai, bien heureusement, pu bénéficier de l’aide des riverains qui, soit me donnaient de la nourriture sur le bord de la route, soit m’invitaient à manger. Pendant cette période, j’ai englouti 6000 kcal quotidiennement sans faire la moindre discrimination sur le contenu de l’assiette.
Depuis, je me suis dirigé progressivement vers le nouvel équilibre alimentaire que voici :
– je pars le plus souvent à  jeun et attends une baisse de rendement avant la première prise alimentaire de la journée, en général au bout de 2 h de vélo.
– je mange beaucoup de fruits, bananes, pommes, mangues, oranges et dattes, du miel, quelques légumes, choux, salades, patates douces, courges. Je me laisse uniquement guider par mes envies pour les choisir.
– riz, sarrasin, pas plus de 150 g par jour,  avec de l’huile d’olive.
– des oléagineux de toutes sortes (300 g)
– 3 ou 4 muffins
– Boisson : eau et café
Le tout représente environ 5000 Kcal pour des journées de 9 h de vélo. La fréquence des prises alimentaires dépendant principalement de l’emplacement des villes et de mes besoins, je ne me suis pas imposé un repas par jour jusqu’à présent.
L’un des objectifs d’America Extrema en matière de nutrition est de montrer, par l’exemple, que manger végétalien n’est pas inconciliable avec les performances physiques, tout comme l’absence de sucre (celui contenu dans les gâteaux mais aussi dans presque tous les produits de l’industrie agroalimentaire) et de café. Si je n’ai pas eu de difficultés à écarter viande, poisson, œufs et produits laitiers (ce qui n’est déjà pas mal), j’ai échoué en ce qui concerne le sucre et le café.Ce sont des substances particulièrement addictives et omniprésentes, que se soit dans les magasins ou chez les gens; dans ces conditions, il est très difficile de résister…
L’isolement qui m’attend dans les prochains mois sera l’opportunité de me “sevrer” ; en effet, je n’aurai désormais à ma disposition que la nourriture que j’ai choisi à Montréal, c’est à dire : fruits secs, huiles, oléagineux et céréales (riz, sarrasin, avoine et lentilles). Mon corps va désormais devoir apprendre à fonctionner sans sucre ni café, il n’a plus le choix !
Au sujet de la fréquence des repas, je ne m’impose, mais c’est devenu naturel,  pour l’instant qu’un départ à jeun, rien d’autre. J’aurai déjà assez à faire avec la privation de sucre et de café…
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