Étape – 2 : Préparation à Montréal

Préparation des rations alimentaires avant envoi dans les différents villages de la partie 2015 d’América Extrema, dans le local qu’ Yvon a bien voulu mettre à ma disposition.

Préparation d'America Extrema
Avant le départ pour l’aéroport

 

 

 

 

 

 

 

America Extrema, le départ

Tout est prêt ! Enfin je crois…

Cela fait maintenant huit jours que je suis arrivé à Montréal par avion avec tout mon barda : sac à dos, bicyclette et kayak. Huit journées bien chargées mises à profit pour achever les derniers préparatifs, non des moindres, notamment l’achat de vivres pour les six prochains mois (ce qui représente 180 kilos de nourriture), leur répartition dans 22 cartons, l’empaquetage minutieux et, enfin, l’envoi de tout cela par la poste.

Débarquer dans une mégapole de plus de 4 millions de personnes avec 50 kilos de bagages et tant d’emplettes à réaliser aurait pu être un cauchemar sans l’aide précieuse d’Yvon, un Québécois (voir photo), rencontré par hasard l’été 2013 en Abitibi, dans le nord-ouest du Québec. J’étais alors venu pour suivre un stage de survie et repérer certains passages de l’expédition. Il fut l’un des nombreux auto-stoppeurs grâce à qui j’ai pu couvrir plusieurs milliers de kilomètres. Notre goût commun pour la littérature et notre propension à philosopher jusque tard dans la nuit a sans doute été un terreau favorable à la naissance d’une amitié.

C’est ainsi que, de fil en aiguille, Yvon m’a offert l’hospitalité et s’est dévoué pour me transporter d’un bout à l’autre de Montréal jusqu’à ce que tout soit prêt. Réviseur-traducteur anglais/français à la retraite doté d’une connaissance approfondie de l’histoire de son pays (le Québec), sans parler du fait qu’il fut (accessoirement) taxi pendant ses années d’université, je ne pouvais rêver meilleur patronage. Voilà pour la petite histoire qui m’a amené à bénéficier des largesses susdites en plus de l’ensemble des traductions anglaises qui figurent sur ce site. MERCI encore pour tout, Yvon !

Il ne me reste plus qu’à profiter d’une dernière journée de visite de Montréal en attendant de prendre l’avion pour le Labrador. Dans ma tête tournent en permanence les moments importants vécus ces six dernières années durant lesquelles tous mes efforts étaient tendus vers cet objectif : traverser l’Amérique du Nord. Cette fois j’y suis vraiment et il ne s’agit plus de la lointaine chimère pourvoyeuse de motivation et d’énergie qui me faisait me lever matin pour aller bûcheronner. M’attendent désormais des milliers de kilomètres sauvages à parcourir, d’innombrables rencontres, découvertes et enseignements, et autant de joies et de peines. Bref, j’ai devant moi une infinité d’instants véritables de vie dont la perspective étourdissante me fait frissonner de plaisir et… de peur. C’est pour embrasser la VIE que j’ai quitté mon pays, ma famille et mes amis.

Ai-je eu raison de m’imposer ce déracinement ? Vais-je pouvoir me contenter d’un seul repas par jour, végétalien de surcroît ? Pourrai-je marcher pieds nus dans la forêt boréale et l’eau froide ? Pratiquer quotidiennement la méditation fera-t-elle de moi un autre homme ? Quelles leçons seront à retenir ? Cernés que nous sommes par les problèmes environnementaux et sociaux, trouverai-je des messages d’espoirs ?

L’avenir nous le dira… et je vous en tiendrai informés !

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.