Jour 37 à 40 : De Linz à Vienne (Autriche)

Je me trouve actuellement à Vienne où je suis arrivé pour le 40e jour de l’expédition. Dans cette capitale belle et exceptionnellement sereine, j’ai retrouvé avec une grande joie Florence (qui m’a porté sur son dos pour m’épargner toute fatigue supplémentaire 😉 ) et l’équipe de tournage avec qui l’on a travaillé du lever jusqu’au coucher du soleil.

Si mon entrée en Autriche est allée de pair avec de sublimes paysages champêtres et des rencontres chaleureuses, les 2 derniers jours avant Vienne ont été pénibles : zones industrielles et difficultés à me loger. Je me souviens en particulier d’une étape longue de 62 km où je suis arrivé rompu dans un village où les habitants ont appelé la police. Le contrôle s’est bien passé, bien que je n’ai pas ma carte d’identité, mais j’avais accumulé trop de fatigue les jours précédents pour bien vivre l’expérience… C’est pourquoi, dorénavant, je ne chercherai plus faire un maximum de kilomètres pour voir jusqu’où je peux aller. Je me contenterai, comme pour le début de l’expédition, de courir un marathon par jour.

J’ai appris que sur un voyage sans argent ni équipement, un élément clé est d’avoir toujours assez d’énergie pour rester positif, sans quoi tout peut vite tourner au cauchemar… J’ai besoin de vibrer du positif pour attirer ce dont j’ai besoin. J’ai aussi appris qu’il est vital d’accepter le rejet de certaines personnes, sans quoi on accumule les énergies négatives ce qui rend le voyage insupportable. Sans compter que si je rejette ceux qui me rejettent, je me comporte comme ceux que je juge… La solution est donc de réellement accepter que des personnes réprouvent le fait que je sois différent d’eux, sans quoi c’est une part de moi-même que je rejette. Un état d’esprit difficile à conserver quand on ne trouve nulle place où dormir et que les réactions désagréables des gens s’enchaînent… Et dans ces petits moments de panique, c’est à chaque fois pareil, c’est quand la situation trouve une issue heureuse et inattendue que je me surprends encore à avoir douté…

Vienne où je me repose encore pour une journée représente la moitié du trajet jusqu’à la mer noire. La seconde moitié (Slovaquie, Hongrie, Serbie et Roumanie) sera probablement différente à de nombreux titres : changement de mentalité, parcours moins bien fléché (parait-il), frontières plus surveillées et j’aurai sans doute moins la possibilité de communiquer en anglais. C’est aussi bien, les difficultés changeront de terrain, car, en retour, il est probable que l’hospitalité que l’on accorde à un voyageur soit plus naturelle en Europe de l’Est et que les arbres fruitiers y soient plus présents (comme je l’avais remarqué en Roumanie il y a 10 ans).

Cette halte à mi-chemin où je souffle encore 24h est donc très symbolique. La suite va probablement apporter son lot de surprises dans les jours et les semaines qui viennent… et je ne manquerai pas de vous les partager.

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