LE RÉVEILLON DES HYGIÉNISTES INDÉCENTS

Comment fêter le pas-sage d’une année à l’autre quand les orgies de bouffes et de boissons ne vous intéressent pas plus que la perspective de passer une soirée assis ?
Comme je crois que l’on est de plus en plus nombreux à se poser la question, nous pourrions nous donner des idées les uns les autres, non ?

Au St Cyr, 771m

En tout cas, voici le rite de pas-sage du nouvel an que j’ai adopté : je fais une activité physique en pleine nature toute la nuit du 31 décembre au 1er janvier. En 6 ans j’ai eu le temps d’expérimenter une nuit de marche, de course, de kayak et aussi de ski. Cette année, pour la première fois je n’étais pas seul, nous avons tenté de marcher 24h sans manger, du 31 midi au 1er midi. Comme à chaque fois, nous nous étonnons (mais de moins en moins à force…) de ne pas avoir faim pendant l’activité physique, aussi longue soit-elle, et même de se sentir plus performant car plus léger et sans énergie perdue dans la digestion. Il suffit simplement d’être assez “au clair avec soi-même” pour conserver un paysage émotionnel positif et ainsi ne pas avoir à compenser par la nourriture un moral en berne.



Je n’essaye pas du tout de dire qu’il faut faire des efforts physiques importants pendant un jeûne, je dis simplement que c’est possible et que l’on en tire des bénéfices. Lesquels ? 1. Tout d’abord pendant l’effort lui-même, ça peut paraitre surprenant mais le fait est que l’on est plus performant. 2. On récupère beaucoup plus vite après l’effort, aussi bien terme de fatigue qu’au niveau musculaire. 3. Contrairement aux avis de certains hygiénistes, j’ai pu observer sur moi-même et quelques dizaines de personnes que le nettoyage du corps n’est pas stoppé par l’activité physique et que l’on détoxine quand même. 4. Après 24h de récupération on ressent un regain de vitalité et de motivation pour tous les domaines de notre vie. Le seul inconvénient à la pratique d’un sport d’endurance longue en jeûnant c’est que la motivation est plus instable et il faut bien se connaitre pour la maintenir jusqu’au bout.


C’est l’une des raisons, avec le froid (-2°C la nuit), qui nous a fait revoir à la baisse notre ambition. Nous avons tout de même parcouru 75 km et 2000m de d+ en 17h. Et puis, pour le repas du jour de l’an, comme nous mangeons tout de même (mais que dans une plage horaire de 8h par jour), nous avons dégusté (avec un plaisir accru par le jeûne) de délicieux mets crus, au nombre desquels : du fauxmage, tartare d’algues, jus des braves, crackers, miam ô fruit, thés aromatiques, etc.

Comme quoi la vie des hygiénistes n’est pas triste !…