Norvège 2012, du 14 juin au 11 juillet : De Paris à Abisko

Départ de Paris

Le 14 Juin 2012

L’heure du départ a sonné pour écrire un nouveau chapitre important  de ma vie. Désormais deux mois d’aventures m’attendent pour traverser la Norvège, deux mois où je vais enfin vivre à 100% . Merci aux parents et amis qui m’aident et me soutiennent dans l’élaboration de mes projets de vie et de voyages. Si je peux partir aujourd’hui, c’est en partie grâce à vous.

Je ne cache pas ma peur de partir seul dans l’inconnu, c’est le maigre prix à payer pour revenir enrichi, plus fort, et je l’espère, meilleur.

A bientôt pour des nouvelles de mon périple !

Mo i Rana – Abisko : l’aventure est au rendez-vous

Le 11 juillet 2012

Avant de vous raconter les tribulations de ces derniers jours, je tiens a passer le Bonjour a tous ceux qui suivent mon aventure. Je remercie tous ceux qui m’ont laisse un message d’encouragements, cela m’a fait tres plaisir.
Je m’excuse par avance si le resume de ces 17 derniers jours est un peu confus mais je viens de marcher a vive allure pendant plus de 7 h. J’ai touve un ordinateur portable dans une station touristique pour vous envoyer ce message mais il n’y a pas d’accents, le clavier n’est pas azerty et les batteries me disent que je dois me depecher…alors allons y :

Arrive a Mo i Rana il y a 18 jours, j’ai recupere le sac a dos que je me suis

envoye par poste restante le jour de mon arrive a Oslo. Je suis alors parti dans la montagne avec 25 kilos sur le dos (equipement + 6 jours de nourriture) en suivant un itineraire de randonnee qui sillonne en grande partie le pays. C’est alors que les difficultes sont apparues car la neige etait tres presente au-dela de 700m. Cela c’est traduit par un balisage camoufle sous la neige, des rivieres gonflees difficiles a traverser, ou dangereuses car sous des ponts de neige. Avancer avec de la neige jusqu’aux genoux, chercher son chemin ou des gues, contourner des rivieres, etc prend un temps considerable, non pris en compte. Pour compenser j’ai fait l’erreur de marcher des le depart entre 8 et 10 heures par jour et sans avoir emporte de batons. Moins d’une semaine apres, j’etais perclus de tendinites, avec le temps toujours au mauvais fixe… Pour ne rien arranger, mes chaussures qui devaient etre etanches ne le sont pas vraiment (merci Meindel…).

Il m’a donc fallu reduire mon temps de marche quotidien et me procurer des batons, ce qui necessite d’aller dans une grande ville. Comme je n’en ai pas sur mon itineraire, j’ai attendu de croiser une grande route pour y faire du stop, me faire conduire jusqu’a la ville la plus proche, y acheter des batons de ski et revenir la ou ma randonnee s’etait arretee(toujours en stop). Bref c’est l’aventure… Malgre cette aide, les douleurs n’ont pas cessees. Pendant une semaine, chaque pas a ete douloureux. Alors l’idee d’abandonner m’a (presque) effleuree. Heureusement cela a fini par passer, tout comme la neige a fini par fondre ces jours derniers.
Demain, je poursuivrai ma route dans de meilleurs conditions pour rejoindre la ville de Kautokeino, dans 15 jours environs. Mon parcours suit encore des sentiers balises, mais ce ne sera plus seulement le territoire des elans et des rennes, ce sera aussi celui des ours.

Sur le plan des plaisirs locaux :
– J’ai goute au plongeon dans une riviere glaciale juste apres la sauna. Craintatif au depart, j’ai trouve ca revigorant. Ayant pris gout a la chose, j’ y suis meme retourne une seconde fois. Cependant, je deconseille de mettre la tete sous l’eau…
– Je n’ai pas du tout aime la traversee de torrent (issu d’un glacier) en slip et en chaussettes. Je me suis senti incapable d’aller plus loin une fois l’eau montee a mi-cuisse, il m’a fallu faire demi-tour et me rhabiller sur la neige. Je n’en garde pas un bon souvenir.
– Meme apres une semaine sans douche je sens toujours bon car je suis parfume en permanence avec de l’anti-moustiques. Ils piquent a travers le pantalon et s’acharnent des que je suis immobile : c’est un tres bon motif pour marcher vite et ne pas s’arreter. Sans ce produit, je pense que je serais deja arrive au kinnarodden…
– Je ne me suis toujours pas habitue a la lumiere permanente. Je n’arrive pas a dormir plus de quelques heures par nuit, entrecoupees de nombreux reveils. Mais je ne m’inquiete pas, il parait que les enfants font de meme au debut, puis ca leur passe. Les adultes, eux, sont habitues.

Ma recette du bonheur (facon Norvegienne) : Trouver une petite cabanne (isolee) en bois apres une grosse journee de marche dans la neige. Se rechauffer avec un feu, faire secher son linge, boire un cafe brulant et dormir dans un lit. Il n’y a pas, pour moi, plus grande joie possible.

Je n’ai pas parle du paysage : les images remplaceront tout aussi bien les mots.

Mes coordonnees GPS :
N 68 degres 21′ 32”
E 18 degres 46′ 59,8”

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