L’histoire du Jeûne & Trek

As-tu des difficultés à jeûner quand bien même tu sais que ce serait bon pour toi ?! C’est pour cette raison que Florian a développé une solution simple : celle de partir en groupe sac au dos pour trekker en pleine nature. On pourrait croire qu’en période de jeûne les forces physiques viendraient à manquer et qu’il ne serait pas judicieux, ni même possible, de marcher toute la journée. Et pourtant… Tout à commencé lorsque Florian a amorcé sa transition vers l’alimentation vivante en 2014, suite à un jeûne spontané (imposé naturellement par son corps) durant lequel il a connu une période de grande forme physique. Troublé par cette expérience qui contredisait ses croyances, en particulier celle selon laquelle on a besoin de manger pour avoir de l’énergie, il s’est documenté sur l’alimentation vivante puis il a tout revu tout ce qu’il croyait savoir sur le sujet. Ébloui par cette expérience prânique tombée du ciel, il a souhaité la reconduire, en vain : tous les jeûnes tentés par la suite furent difficiles, il n’arrivait pas à revivre l’état de grâce auquel il avait goûté. L’idée lui vînt alors de retourner au Canada, un pays qu’il avait traversé par moyen non motorisé en 2015-2016 (lire le récit de l’expédition America Extrema). Florian s’est dit qu’en étant en pleine nature à marcher toute la journée, il ne penserait plus à manger et revivrait cette fluidité du corps et de l’esprit. C’est ainsi qu’en août 2018, Florian est retourné dans les monts Mackenzie en compagnie du réalisateur Damien Artero pour réaliser le documentaire « La Marche Sans Faim » sur une expérience particulière : 2 semaines et 360 km de trek sans manger dans un milieu des plus sauvage qui soit : des montagnes à grizzlis sous le cercle polaire et des dizaines de rivières glaciales à traverser. Ce fut une révélation tant elle a émerveillé Florian sur les capacités du corps humain qui semblent sans limites et sur les bénéfices qu’elle lui a apportés aux niveaux physique, mental et spirituel. Tant et si bien qu’à son retour en France, il ne songeait qu’à reproduire l’expérience, mais plus près de chez lui. C’est ainsi qu’est né le concept de Jeûne & Trek : proposer des treks en jeûnant de 7 jours à des groupes de 20 personnes maximum.

Récits des jeûnes et treks

Genèse du concept : La Marche Sans Faim, un trek de 360 km sans manger au Canada en août 2018 AS-TU DES DIFFICULTÉS À JEÛNER QUAND BIEN MÊME TU SAIS QUE CE SERAIT BON POUR TOI ?! C’est pour cette raison que Florian a développé une solution simple : celle de partir en groupe sac au dos pour trekker en pleine nature. On pourrait croire qu’en période de jeûne les forces physiques viendraient à manquer et qu’il ne serait pas judicieux, ni même possible, de marcher toute la journée. Et pourtant… Tout à commencé lorsque Florian a amorcé sa transition vers l’alimentation vivante en 2014, suite à un jeûne spontané (imposé naturellement par son corps) durant lequel il a connu une période de grande forme physique. Troublé par cette expérience qui contredisait ses croyances, en particulier celle selon laquelle on a besoin de manger pour avoir de l’énergie, il s’est documenté sur l’alimentation vivante puis il a tout revu tout ce qu’il croyait savoir sur le sujet. Ébloui par cette expérience prânique tombée du ciel, il a souhaité la reconduire, en vain : tous les jeûnes tentés par la suite furent difficiles, il n’arrivait pas à revivre l’état de grâce auquel il avait goûté. L’idée lui vînt alors de retourner au Canada, un pays qu’il avait traversé par moyen non motorisé en 2015-2016 (lire le récit de l’expédition America Extrema). Florian s’est dit qu’en étant en pleine nature à marcher toute la journée, il ne penserait plus à manger et revivrait cette fluidité du corps et de l’esprit. C’est ainsi qu’en août 2018, Florian est retourné dans les monts Mackenzie en compagnie du réalisateur Damien Artero pour réaliser le documentaire « La Marche Sans Faim » sur une expérience particulière : 2 semaines et 360 km de trek sans manger dans un milieu des plus sauvage qui soit : des montagnes à grizzlis sous le cercle polaire et des dizaines de rivières glaciales à traverser. Ce fut une révélation tant elle a émerveillé Florian sur les capacités du corps humain qui semblent sans limites et sur les bénéfices qu’elle lui a apportés aux niveaux physique, mental et spirituel. Tant et si bien qu’à son retour en France, il ne songeait qu’à reproduire l’expérience, mais plus près de chez lui. C’est ainsi qu’est né le concept de Jeûne & Trek : proposer des treks en jeûnant de 7 jours à des groupes de 20 personnes maximum. Récit du JT n°1 en avril 2019 / Beaujolais Cela devait faire fort longtemps que les monts du Haut-Beaujolais n’avaient pas vu des pèlerins marcher plusieurs jours sans manger. Cet événement inhabituel s’est pourtant déroulé du 29 avril au 3 mai 2019. Où des pèlerins n’ayant pas foi en Dieu mais en la vie se sont mis en quête, non pas d’une terre sainte, mais d’une meilleure santé. Geoffrey, Anne, Christian, Agnès, Jérôme, Florence, Mickaël et Marine, âgés de 26 à 60 ans et venus des 6 coins de l’hexagone (et même d’Allemagne) se sont réunis chez moi à Gibles (71) le 28 avril, la veille du départ. Tous animés du désir de découvrir les charmes du Brionnais et du Haut-Beaujolais en tenue minimaliste, avec simplement quelques kilos de matériel sur le dos pour bivouaquer. Un trek ultra-light rendu possible grâce à l’absence de nourriture qui rend libre les déplacements et libère (temporairement) de la contrainte de manger.  Après une purge au ricin prise collectivement le matin du départ, nous sommes partis dans le brouillard frais en direction du St Cyr (771 m), le point le plus haut de la Bourgogne du Sud où nous attendait une journaliste du Journal de Saône-et-Loire. Car nous vivons une drôle d’époque où il suffit de faire humblement ce pour quoi l’on est programmé génétiquement pour passer dans le journal. C’est l’heure du premier abandon. Les pentes à 18% du St Cyr ayant mis à bout Anne qui se fait déposer chez moi par la journaliste afin de poursuivre le jeûne dans des conditions plus confortables. Les 8 participants restants sont motivés et en forme, nous poursuivons sans heurt sur le GR 7 en direction du mont Saint-Rigaud.  Avec environ 35 km pour 800m de dénivelé positif, c’est l’étape la plus exigeante du parcours mais non la plus éprouvante  grâce à notre état de fraîcheur. Juste avant d’arriver au sommet du Saint-Rigaud (1009 m), nous nous abreuvons à la source d’eau dite “miraculeuse” où  se trouve une centaine de croix de fortune faîtes de branches prises sur place, comme le veut la tradition pour que les souhaits se réalisent. Nous installons ensuite le campement aux pieds du belvédère, où, jadis, les Romains avaient dressé un autel à Jupiter. Là-haut la nuit est fraîche (3°C) et peu ont bien dormi, mais les rires matinaux témoignent de la solidité du groupe et la marche nous réchauffe rapidement. Nous profitons d’une éclaircie dans le sous-bois pour nous doucher sous la cascade du saut avant de reprendre le GR 7. Avec le dénivelé important, les premiers signes de fatigue se manifestent et nous abrégeons l’étape après seulement 25 km. Nous campons alors dans un pré avec une vue magnifique sur la vallée de l’Azergues et pratiquons la méditation kirtan kriya face à notre Dieu : le Soleil ! Le lendemain, le 3ème jour, nous rendons visite aux plus grands Douglas d’Europe qui se trouvent sur la commune de Claveisolles, juste à côté de deux petits étangs. C’est la plus belle journée du trek, ensoleillée avec 18°C l’après-midi, mais une ascension de 8 km avec 500m de dénivelé positif est un coup dur pour le groupe qui multiplie les arrêts. Nous arrivons néanmoins tous ensemble sur la ligne de crête où nous nous octroyons une pause au soleil pour recharger les batteries et faire sécher tentes et sacs de couchage. En redescendant sur le lac des Sapins, je ressens un malaise dans le groupe et Mickaël, qui les interviewe tous un par un pour faire un reportage, me le confirme. Nous alignons quand même 30